Les shuars ont été longtemps nommé les jivaros hors ce therme ,dont la signification est sauvage ou barbare, est le nom donné par les premiers envahisseurs espagnols à plusieurs peuples amérindiens du même groupe ethnolinguistique(science qui étudie le langage des peuples sans écriture) habitants des forêts de la Haute Amazone.
Quatre peuples sont regroupés sous le terme de Jivaros (chiffres de population approximatifs) :
• Majoritairement en Équateur : les Shuars, (40 000), les Achuars, (5 000) et les Shiwiars (700)
• Majoritairement au Pérou: les Aguarunas, (45 000) et les Huambisas, (5 500)
Rites et coutumes
Malgré la forte pénétration des religions chrétiennes (qui véhicule une conception du monde totalement différente de celle des amérindiens), l'animisme shamanique est encore très présent et il est courant d'intégrer un « Notre père » à un rite de guérison.
La polygamie autrefois courante, à la seule condition pour l'homme d'être capable de subvenir aux besoins de la famille, n'est plus rencontrée que chez les anciennes générations.
La chasse, la pêche et la cueillette, sont dévolues aux hommes, les femmes se chargent de la culture du jardin, plantes potagères et médicinales, et de l'élevage. En dehors de cette séparation des rôles, pas de division du travail ni de rapports hiérarchiques. La réciprocité est au centre de la vie sociale : réciprocité entre familles, entre clan, entre les hommes et la nature. Si une famille manque de nourriture, elle sera aidée par une autre.
Le rôle du shaman (Uwishin) est toujours très important pour la cohésion du groupe. Il est chargé de la transmission des savoirs et de la guérison des maladies qui pour les indiens sont beaucoup plus qu'un dérèglement fonctionnel du corps. La maladie est perçue comme un déséquilibre entre l'homme et la nature dont il fait partie. Elle peut survenir lorsque les actions de l'individu sont en désaccord avec lui-même, les autres ou le monde. L'acte de guérison est donc de rétablir l'équilibre avec entre autres l'aide des plantes (dont l'Ayahuasca, boisson hallucinogène) dont le rôle n'est pas comme dans la médecine occidentale d'avoir une action chimique sur la maladie, mais de refaire le lien entre l'homme et l'environnement.
Une œuvre interessante
Taruka, communauté shuar (jivaro) en Équateur,
36 p. une vingtaine de photographies
paru en mai 2006.
Une livret consacré au travail réalisé il y a maintenant une dizaine d'année par Pierre Salivas et Pierre-Jérôme Jehel , dans le " village" shuar de Taruka, en Équateur, à la lisière de la Colombie, en pleine forêt amazonienne.
Si la démarche ethnologique est bien présente dans ce projet, puisque Pierre Salivas mène un travail d'ethnomusicologue, ce sont bien des liens d'amitié qui progressivement se sont tissés avec cette communauté d'indiens que l'on connaît mieux ici sous le nom de Jivaro. Leur approche tente donc à la fois de mieux comprendre un Autre, dont l'image a été fortement " ensauvagée " par notre imaginaire, et de faire partager cette rencontre à la fois extraordinaire mais finalement bien peu exotique avec ces gens d'Amazonie, puisque le terme "shuar" signifie "les gens".
de morhange3




