(19è zejournal) Chevaux : le Breton

(19è zejournal) Chevaux : le Breton
Historique
Vers 50 av. J.-C. un cheval était représenté sur des pièces de monnaie armoricaines. Cela tendrait à prouver que cet animal, sans doute importé par les Celtes migrant vers la Bretagne, avait une grande importance pour le pays. L'élevage se développa en Bretagne. Les chevaux locaux furent croisés avec diverses races au fil des siècles. Les chevaliers, de retour des croisades, ramenèrent de Palestine, dans le but d'améliorer leur cheptel, quelques étalons arabes. Le résultat aurait été la création des « bidets d'allure » qui couvraient de grandes distances au « pas relevé », allure rapide entre pas et trot, parfaitement confortable pour le cavalier. Plus tars, d'autres croisements furent entrepris avec des races du voisinage (le percheron, le boulonnais).

Après tous ces croisements, la race s'est révélée peu homogène. Les chevaux produits différaient sensiblement selon qu'ils étaient élevés sur les riches herbages le long des côtes ou sur ceux, plus pauvres, de l'intérieur des terres. On arriva ainsi à distinguer deux types dans la même race. Le trait breton est un animal vigoureux et puissant, mais qui ne fait pas vraiment preuve de vivacité. Le postier breton, un peu moins grand et imposant, est si vif et si allant qu'il a acquis la réputation d'être « le trotteur d'élite des chevaux de trait ». Voilà qui n'est pas un mince compliment si l'on ajoute qu'au siècle dernier ce cheval était réputé faire « la moitié de la valeur de l'artillerie française » - quand les canons étaient encore tirés par des chevaux.

On élève des bretons un peut partout en France et dans bien d'autres pays. C'est en Bretagne, d'abord le long des côtes puis à l'intérieur des terres, qu'est né le trait breton. Le cheval élevé à l'intérieur des terres a donné un modèle plus léger et plus vif.

Type et tempérament
Il est difficile de cerner, chez le breton, ce qu'il doit à chacune des races ayant participé à sa création. Le trait breton tient à coup sur sa calme puissance de son ancêtre ardennais le postier a reçu son énergie de ses grands-pères norfolk. Tous deux doivent à l'évidence au sang arabe leur encolure rouée et leur distinction.

Modèle
Qu'il soit postier ou trait, le breton est un cheval à la silhouette carrée. Sa croupe musclée est ronde, son corps large et ramassé, avec un poitrail très éclaté. Épais et courts, les membres sont dotés de boulets prononcés. Prolongeant une encolure courte et massive, la tête est d'une solide élégance, éclairée par deux yeux bien espacés, doux et intelligents.

Taille
Elle varie de 1,43m à 1,50m au plus pour le postier, le trait dépasse parfois 1,60m.

Robes
Souvent alezane crins lavés, la robe peut aussi être baie ou rouanne. La noire est très rare.

Caractère
Le trait breton est aussi placide qu'il est puissant. Il faut vraiment se montrer très injuste à son égard pour qu'il se rebiffe. Quant au postier, en dépit de sa vivacité, c'est un animal aussi doux que calme et docile. Ce qui ne veut pas dire qu'il manque de caractère.

De Azurine
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 19:42

(19è zejournal) Chevaux : moniteur équestre

(19è zejournal) Chevaux : moniteur équestre
La formation :
Il est souvent l'un des plus connus du monde équestre.
Tous les enfants qui débutent rêvent un jour d'enseigner à leur tour l'équitation.
Malheureusement, même si ce métier permet une vie permanente avec les chevaux et les cavaliers, ce n'est pas très bien rémunéré.
(cela varie en fonction des clubs).

Concrètement, le métier de Moniteur d'équitation c'est d'enseigner l'équitation aux personnes inscrites dans le club par le biais de reprises (leçon dans une structure : manège ou carrière) , concours, balades...
Il doit être pédagogue, savoir expliquer clairement les choses aux gens.
Il doit bien sûr être un homme de cheval accompli.
Il doit aussi savoir être ferme quand il le faut: pas question de se laisser déborder. (
ni par les chevaux, ni par les cavaliers).

Ce métier présente tout de même beaucoup d'avantages:
-une vie quotidienne avec les chevaux
-la pratique quotidienne de l'équitation
- le contact permanent avec des cavaliers
-la possibilité de transmettre sa passion et son savoir
-voir les cavaliers et les chevaux progresser jour après jour
-connaitre beaucoup de monde dans la région

Et quelques inconvénients :
Mais pense à l'hiver : debout pendant des heures dans le manège ou la carrière, dans le froid plutot que d'être bien au chaud chez soi, c'est déjà moins amusant!
Et puis la gestion du club:de la livraison de foin ou de granulés, à la visite du vétérinaire, en passant par toute les factures; ça doit être fatiguant.
Enfin, le mieux est de demander à ton enseigant de t'expliquer tout, il le saura sûrement mieux que moi!

La journée de travail varie en fonction des jours de la semaine:
le lundi, mardi, jeudi et vendredi, le travail est plutôt tranquille: il faut s'occuper de tous les chevaux, mais il n'y a pas beaucoup de reprises dans la journée.
Parfois des scolaires, ou des adultes, le soir.
Mais les Mercredis, samedi et dimanche restent les plus chargés: le mercredi, il y a souvent beaucoup de reprises d'enfants, le samedi est la journée où l'on trouve le plus de reprises et le dimanche ont souvent lieu des concours ou des animations qui nécessitent la présence du moniteur.

La formation :
Il faut avoir au moins 18 ans, le niveau de classe de 1°, et le galop 7.
Il y a plusieurs filières, mais la formation se fait toujours en environ 2 ans.
On commence par passer l'examen de formation commune à tous les moniteurs sportifs, puis on passe l'examen spécial pour les moniteurs d'équitation. Ensuite, on fait un stage d'au moins 300 heures dans un club.
On peut être à la fois aide-moniteur dans un club et en cours de formation.
Le monitorat dispose de plusieurs options ( C.C.E., poneys, etc.).
Une fois l'examen réussi, on obtient le diplôme national du B.E.E.S.1 ( Brevet d'Etat d'Educateur Sportif niveau1 ).

ATTENTION!! : La formation en centre équestre est payante.

Combien gagne-t-on ?
Il est considéré comme agent de maîtrise.
Au début, on est payé environ 7200 FRF ( nets d'impôts ), et il n'y a pas de progression de salaire importante.
Pour gagner plus, il faudrait devenir gérant de son club ou se mettre à son propre compte( sans patron ).

Moniteur est un métier très convoité, mais comme beaucoup de structures équestres ouvrent en ce moment, il devient plus facile de trouver une place.
Le moniteur, une fois embauché dans un club, si le courant passe avec les gérants et les membres du club, a peu de chance de quitter ce club.
Les moniteurs sont souvent jeunes.
Ils ne quittent leur club que pour s'installer à leur compte ou changer de métier bien souvent.
Il est donc souvent fidèle à son club, sauf en cas de gros litige ou de blessure, bien sûr.

de Wilderness
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 19:44

(19è zejournal) Nature : les pluies acides

(19è zejournal) Nature : les pluies acides
L'expression « pluie acide » a été pour la première fois utilisée par Robert Angus Smith en 1870. Elle décrit depuis toutes les formes de précipitations (pluies, smogs, aérosols, etc.) qui dégradent voire détruisent des écosystèmes et/ou corrodent ou dissolvent certains bâtiments anciens fragiles.

L'acidité de ces retombées a deux origines principales :
- des sources naturelles ou semi-naturelles ; proximité d'émissions volcaniques soufrées, NOx produits par la foudre, gaz issus de certaines formes de décomposition biologique terrestres, ou émis par les océans, feux de forêts...
- des sources anthropiques, dont l'industrie, les centrales thermiques, lechauffage et les transports...
Les pluies acides résultent essentiellement de la pollution de l'air par les oxydes de soufre (SO2) produits par l'usage de combustibles fossiles riches en soufre, ainsi que des oxydes d'azote (NOx) qui se forment lors de toute combustion de l'atmosphère, produisant de l'acide nitrique.
En ce qui concerne l'action humaine sur l'environnement, les usines, le chauffage et la circulation automobile sont les principales sources.
D'autre produits, tels que par exemple le dioxyde de carbone (CO2) qui produit de l'acide carbonique lorsqu'il se dissout dans l'eau, et les acides fluorhydriques sont en cause, mais moindrement.

L'acidification de l'air a des conséquences désormais médiatisées sur la forêt, mais elle affecte aussi la santé humaine, les bâtiments et peut-être de nombreuses espèces animales, fongiques, lichéniques et végétales. Des conséquences secondaires à l'acidification des pluies, sont l'acidification de certaines eaux de surface (lacs d'europe du nord par exemple) et l'acidification des océans.

Comment elles se forment ?
Les pluies acides se forment par la combustion de non-métaux dans l'air. Lorsque les non-métaux brûlent, des gaz se dégagent. Ces gaz (principalement du dioxyde de soufre et des oxydes d'azote) réagissent ensuite avec les gouttelettes d'eau qui constituent les nuages pour former les pluies acides.

Une petite partie de ces gaz sont libérés depuis toujours dans l'atmosphère par les volcans et l'activité des bactéries du sol. Cependant, l'utilisation massive des combustibles fossiles par l'homme a considérablement amplifié le phénomène. Les pluies acides sont donc liées à la pollution atmosphérique.

Où il y en a ?
Les principales zones de production de polluants ont d'abord été les bassins miniers et industriels de l'hémisphère nord, dont la Ruhr, la Lombardie, les anciens pays miniers français et anglais et ceux de Chine et des États-Unis.
Portés par les vents dominants, les acides circulent dans l'atmophère avec les masses d'air. Ainsi une bonne partie des pluies acides de Scandinavie résultent des polluants accumulés par les masses d'air venant de la mer et ayant survolé l'Angleterre, la France et l'Allemagne. En Chine, les régions du sud-est sont particulièrement touchées par les pluies acides ; les émissions d'oxydes d'azote et de dioxyde de soufre sont 8 à 9 fois plus élevées en Chine que dans les pays développés. Les pluies acides touchent également le Japon. La Chine est le premier émetteur d'oxyde d'azote et de dioxyde de soufre du monde

Effets sur la faune :
Les effets sur la faune sont plausibles et probables, mais mal cernés faute d'études. Certains lacs scandinaves étaient dans les années 1980-1990 devenus si acides que les poissons et crustacés y disparaissaient . Certains ont fait l'objet de déversement de chaux pour tamponner leur pH. Les effets peuvent être directs par attaque de la peau, des cuticules, muqueuses et organes respiratoires par les polluants acides de l'air, ou par contact externe ou interne avec l'eau polluée. (Comme on le voit dans le film microcosmos, de nombreux insectes boivent les gouttes de rosées). Des effets indirects, différés et en cascade sur les écosystèmes et le réseau trophique existent, évidents par exemple quand des populations entières d'arbres meurent.

Les chlorures, fluorures et métaux lourds peuvent mieux circuler et s'accumuler dans le sol acidifié à des niveaux qui sont toxiques pour les invertébrés qui vivent dans la terre. Les espèces sensibles aux métaux sont substituées par ceux qui sont plus tolérants. Ainsi, les espèces aux corps mous tels que les vers de terre et les nématodes semblent être affectés plus facilement par les concentrations élevées en métaux (sauf les enchytraéidés qui y résistent mieux).

Par ailleurs, les invertébrés jouent un rôle important dans la décomposition des détritus sur le sol des forêts. Or, pendant que les détritus s'y accumulent, la libération des éléments minéraux est retardée et la biodisponibilité des éléments nutritifs aux plantes est réduite. Les herbivores sont finalement affectés quand la quantité ou la qualité de leur approvisionnement alimentaire diminue.

En outre, bien que les oiseaux et les mammifères ne soient pas directement affectés par l'acidification de l'eau, ils y sont indirectement par des changements dans la qualité et la quantité de leurs ressources en nourriture. En Écosse, par exemple, les loutres sont plutôt rares autour des ruisseaux et des rivières acides parce que leurs approvisionnements principaux, les poissons, sont réduits.

De plus, le calcium est un élément essentiel pour les mammifères et les oiseaux et un approvisionnement diététique adéquat leur est crucial pendant la reproduction (les oiseaux ont besoin de calcium pour la bonne formation des coquilles d'½ufs et pour la croissance squelettique de leurs progénitures. Les mammifères femelles en ont besoin pour le développement squelettique de leurs f½tus. Enfin, beaucoup d'espèces invertébrées, dont par exemple mollusques et les crustacés ont des besoins en calcium qui ne peuvent plus être satisfaits au delà d'un certain seuil de pH. Elles sont sont parmi les premières à disparaître en cas d'acidification des terres marécageuses ou d'eaux douces ou marines.

de lalionneindomptable
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 22:40

(20è zejournal) Chevaux : le Quarter horse

(20è zejournal) Chevaux : le Quarter horse
Le premier cheval américain
Élevé à l'origine en Virginie, le quater horse appartient à la plus ancienne race de chevaux américains. Contrairement au mustang, dont l'évolution s'est faite surtout naturellement, le quater horse a été soigneusement sélectionné.

De Cortés aux tribus indiennes
Les conquistadores débarquèrent sur le continent américain avec quelques montures mêlant les sangs espagnol, barbe et arabe. Ces chevaux constituèrent la souche de l'espèce équine en Amérique. Plusieurs de ces chevaux ou de leurs descendants finirent aux mains des Indiens, éleveurs de talent qui surent sélectionner des animaux rustiques. La tribu indienne des Chikasaws, dans l'est des États-Unis, possédait des troupeaux importants.

L'apport du sang anglais
Au début du XVIIe siècle, les colons anglais d'Amérique importèrent des chevaux de leur île. Il ne s'agissait pas encore de pur-sang, mais de poneys très rapides issus de croisements sélectifs. C'est du croisement entre le cheptel américain et ces chevaux anglais que naquit le quater horse. Il fut d'abord élevé en Virginie et dans quelques autres États de l'Est.

Un cheval polyvalent
Le quater horse, fort et rapide, servait à de multiples tâches : il aidait aux travaux de la ferme et au transport des marchandises, servant de monture pour se déplacer ou rassembler le bétail, était, enfin, attelé à la carriole familiale le dimanche.

Quater miler
Son nom lui vient des courses au « quart de mile » organisées dans différents États à l'instigation des colons anglais amoureux des courses. Les chevaux devaient parcourir un quart de mile (400m) après un départ foudroyant. Avec son arrière-main musclée et massive, le quater horse, appelé aussi quater miler, y excellait.

Le quater horse aujourd'hui
Le quater horse se répandit peu à peu vers les États de l'Ouest. Il excellait dans le travail du bétal et devint une star du rodéo traditionnel. Son équilibre, sa puissance et sa rapidité en ont fait l'une des montures les plus appréciées au monde. Son élevage est florissant.

Type et tempérament
Le quater horse a une aptitude naturelle au travail, mais qui varie selon les lignées.

Modèle
Le quater horse compact et puissant, possède une musculature importante avec une arrière-main massive. Il est bien planté sur quatre membres peu épais mais solides; les pieds sont petits. Le tout lui confère beaucoup d'agilité et de rapidité. Sa tête est particulièrement sympathique : petite, surmontée de deux oreilles fines et bien dessinées, avec des ganaches assez grosses, un chanfrein légèrement creux, un front large et un regard très doux. L'encolure fine et racée, implantée haut, sort presque horizontalement. Le poitrail est large. Le dos court et puissant est prolongé par une arrière-main impressionnante : la culotte descend bas sur les jarrets.

Taille
De 1,40 à 1,60m.

Robes
Toutes les robes unies, sauf le blanc, sont admises. Le blanc n'est autorisé qu'en petite quantité sur la robe. S'il est trop imposant, le cheval devra être inscrit chez les paints.

Caractère
Près du sang mais équilibré, sans nervosité, le quater horse a beaucoup d'énergie. C'est un cheval calme, sûr, aimable et confortable. Rustique par ses origines, il doit vivre dans des conditions aussi naturelles que possible pour conserver un bon mental.

de Azurine
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 22:43

(20è zejournal) Chevaux : les fers à chevaux

(20è zejournal) Chevaux : les fers à chevaux
Le fer à cheval est une bande de métal recourbée en U servant à protéger de l'usure le dessous des sabots des équidés. L'invention date du IXe siècle.

Le maréchal-ferrant est l'artisan spécialiste du ferrage des chevaux.
Autrefois sédentaire et de surcroît forgeron, le maréchal-ferrant moderne est spécialisé et déplace son matériel d'un site à l'autre pour ferrer les équidés là où ils se trouvent, même sur leurs lieux de pâturage.

Selon l'emploi fait du cheval, c'est-à-dire travail ou équitation, et l'état ou pathologie des sabots (ferrure orthopédique), les fers ont différentes formes et sont constitués de matériaux adaptés.

Parties du fer
On décrit au fer quatre parties, la pince (partie avant), la mamelle puis le quartier (parties latérales) et enfin l'éponge (partie arrière).
Les bords du fer sont appelés rives, la distance entre les rives est appelée couverture.
La voûte est la rive interne du fer correspondant à la pince en rive externe.
Les fers sont percés de trous destinés à permettre le passage des clous. L'extrémité du trou située vers le sol est appelée étampure, celle dirigée vers le sabot est appelée contre-perçure.

Le fer est dit étampé à gras quand les étampures sont éloignées de la rive externe, étampé à maigre dans le cas contraire.
les pinçons sont des rebords du fer, de forme triangulaire, destinés à stabiliser la tenue du fer.
Le plus souvent, les fers antérieurs portent un seul pinçon tandis que les postérieurs deux.

Des mortaises à crampons peuvent être creusées sur le fer ; il s'agit d'orifices filetés permettant de visser des crampons sur le fer afin d'améliorer la tenue sur terrain glissant.

La garniture est la largeur du fer dépassant à l'extérieur du pied et l'ajusture la partie du fer qui n'est pas en contact avec le sabot à l'intérieur du pied. L'ajusture est parfois biseautée pour soulager l'appui de certaines parties du pied.

Les fers antérieurs sont de forme arrondie, de largeur et de longueur presque égales.
Les éponges sont identiques à celles des posterieurs.
Les fers postérieurs sont plus ovales, et de part le fait qu'ils ont en general deux pinçons au niveau des mamelle, il est possible d'ainsi « reculer » le fer, c'est-à-dire le mettre plus arrière du pied.
Ainsi, le cheval risque moins de se toucher les antérieurs en se déplacant.
On distingue les fers droits des fers gauches par leur branche interne plus droite et étampée plus à maigre que la branche externe.

Clous
Les clous à ferrer comportent plusieurs parties :

- la tête, composée de la frappe destinée à recevoir les coups de marteau, et le collet qui va s'enfoncer dans l'étampure. Le collet du clou doit être adapté à l'étampure et à la rainure du fer.
- la lame de longueur adaptée à la taille du pied est prolongée par le grain d'orge.
- le grain d'orge est un renflement qui fait dévier le clou vers l'extérieur du pied.
- La partie oblique du grain d'orge est appelée affilure, elle doit être placée vers l'intérieur du pied.
une fois le clou planté, son extrémité extérieure est recourbée et coupée formant ainsi le rivet.

Différents types de fers
- les fers couverts en général moins épais, permettent une meilleure protection du pied. Ils peuvent être élargis dans leur ensemble ou seulement dans une partie (demi-couverts, couverts en pince, en éponge, etc).
- les fers dégagés sont plus étroits et légers, ils sont principalement utilisés en course.
- les fers nourris sont plus épais que la normale, ils peuvent être à la marchande c'est-à-dire d'épaisseur constante ou nourris en pince, en mamelle, en branche interne ou externe.
Ces fers s'utilisent pour remédier à des défauts d'aplomb ou pour protéger des pieds sensibles
- les fers tronqués dans diverses parties sont utilisés pour protéger les membres des chevaux qui forgent (touchent l'éponge du fer antérieur avec la pince du postérieur) ou s'atteignent (se blessent les membres avec leur fer).
- les fers à pantoufle ou désencasteleurs ont la rive interne plus épaisse que la rive externe pour permettre aux talons de s'écarter.
- les fers à planche ont les éponges réunies par une barre de métal permettant un bon appui au niveau de la fourchette. Ils sont utilisés dans la ferrure de la maladie naviculaire.
- les fers schneider ont une planche réunissant les éponges et une seconde, perpendiculaire à la première fixée sur la voute, est utilisé dans les fourbures.
- les fers ovales ou egg bar shoes soulagent la partie postérieure du pied.
- les fers à tous pieds sont utilisés comme secours en randonnée.
Ils sont articulés en pince et percés de nombreuses étampures, de façon à ne pas devoir transporter un assortiment complet de fers.
- les fers inversés dont la pince est dirigée vers l'arrière sont utilisés pour favoriser le déroulement de la foulée.
- les fers en plastique type Easywalker (TM) peuvent permettre un meilleur confort et un allègement de la ferrure. Des plaques de cuir ou de matière plastique peuvent être interposées entre le fer et le sabot.
Elles jouent un rôle de protection de la sole et d'amortissement. Du silicone peut également être injecté sous la plaque pour en renforcer les effets.
- les fers en M : au lever du pied, le fer dessine un M dont la branche médianne soutient la fourchette ; ils sont utilisés dans le traitement de la fourbure et soulagent fortement le cheval.

Accidents de ferrure
- le clou de rue est la pénétration d'un clou dans les parties vives du pied.
- l'encloure est une piqûre non rectifiée avec souvent formation d'un abcès.
- le pied serré est la conséquence d'un fer broché trop près des éponges et ne permettant pas à la fourchette de jouer son rôle amortisseur.
- la sole chauffée ou brûlée est due à l'application trop prolongée d'un fer trop chaud.

Porte-bonheur; Légende de saint Dunstan
Le fer à cheval est considéré comme un objet ayant des vertus porte-bonheur.
Cette vertu légendaire vient sans doute du fait qu'un fer à cheval égaré était revendu au forgeron et permettait ainsi d'en récolter quelques espèces sonnantes et trébuchantes.

Les fers à cheval, du fait du martelage à froid qu'ils subissent, étaient refondus pour divers usages.
Les fers à cheval usagés et reforgés étaient nommés lopin bourru.
Le fer en tant que métal protégerait des mauvaises influences et du malheur. On voit également dans sa forme l'initiale du Christ ou le croissant de lune, symbole de fertilité et de chance.

Pour porter bonheur, le fer doit être placé les éponges vers le haut : « pour que le bonheur ne tombe pas » ! Il faut également qu'il soit trouvé par hasard sur la route, et de préférence encore muni de ses clous.

Une autre origine de cette tradition est la légende de saint Dunstan, forgeron qui deviendra archevêque de Canterbury en 959.
Le diable lui ayant amené son cheval à ferrer, Dunstan cloua le fer sur le pied fourchu du démon.
Celui ci dut promettre, afin d'être libéré, de ne jamais entrer dans une maison protégée par un fer à cheval !!!

de Wilderness
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 22:46